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8 conseils SELF CARE pour booster son estime personnelle

Né dans les années 70, le concept de Self-Care signifie littéralement : “soins que l’on se prodigue à soi”. Même si l’on rattache le plus souvent le terme soin à l’univers médical, le Self-Care tel qu’on l’entend aujourd’hui va au delà de la sphère santé. Il s’agit de toutes les pratiques, tous les comportements et tous les choix de vie qui vont contribuer à l’épanouissement personnel de chacune. Aujourd’hui j’ai donc décidé de vous présenter mes 8 conseils Self-Care pour booster mon estime personnelle et me sentir en harmonie avec moi même.

Avant toute chose il faut que je vous donne ma définition de l’estime de soi ou estime personnelle. L’estime de soi est pour moi la conscience que l’on a de sa valeur en tant que personne. C’est une manière d’être à soi dans la bienveillance : sans dénigrement et sans jugement. C’est le fait de s’aimer inconditionnellement peu importe notre apparence, notre place dans la société ou encore ce qu’en pensent les autres (à ce sujet je vous invite à relire ce billet dans lequel je parle de l’importance de se défaire de l’avis des autres).

Pourquoi est-ce que c’est important d’avoir une bonne estime de soi même ? Parce que cela permet d’entreprendre des choses qui nous nourrissent positivement. Conscientes de notre valeur on peut construire de belles choses, de belles relations et ainsi profiter de la vie plus sereinement et plus durablement. Sur le papier cela a presque l’air simple, mais notre estime de nous même peut-être parfois mise à mal par les épreuves de la vie.

Le concept de Self-Care est l’un des outils qui peut vous permettre d’entretenir ou de booster votre estime personnelle. Chaque personne y met un peu ce qu’elle souhaite en fonction de ses ressources. Je vous propose de découvrir ce qui fonctionne pour moi :

Arrêter de se plaindre

Je dirais même plus : cesser d’être négative. Si je reviens 15 ans en arrière, je constate que j’étais cette personne qui voyait toujours le verre à moitié vide. J’étais saturée de pensée limitantes (Je ne pourrais jamais faire ceci, si je n’ai pas d’abord cela; Il faut avoir ceci/être comme cela, pour pouvoir mettre/faire ceci ou cela; les gens qui accèdent à cela sont ceux qui bénéficient de ceci…).

Je m’interdisais de me projeter sans envisager l’échec. Je me persuadais que c’était de l’humilité ou la garantie de ne pas être déçue (envisager uniquement le versant négatif des choses), mais en vérité cela ne m’apportait rien de bon. J’avais l’impression de marcher avec un nuage gris au dessus de la tête. Puis un jour alors que je regardais une émission tv j’ai entendu cette petite phrase : “rien n’est grave, tout est grâce”. Je la trouvais à la fois mystérieuse et élégante. Deux qualités qui me séduisent. J’ai décidé de l’adopter et dès lors j’ai complètement changé ma manière de penser.

Je me suis concentrée sur le positif dans tout ce qui pouvait m’arriver, tout en minimisant (sans le nier) l’impact du négatif. Je ne vis pas avec des oeillères ou dans le déni, j’ai juste décidé d’accepter ce que je ne pouvais pas changer et mettre mon énergie à construire des stratégies pour progresser et aller de l’avant. Et franchement ça fonctionne. Lorsque je regarde tout ce que j’ai accompli sans attendre d’avoir réuni les conditions idéales, je me félicite d’avoir osé. Mais pour oser il faut se faire confiance.

Pour se faire confiance (et faire confiance aux autres) il faut chasser toutes les pensées négatives qui polluent nos initiatives et foncer. Depuis je ne supporte plus les personnes qui passent leur temps à se plaindre. Je les évite au maximum.

S’offrir un tête à tête avec soi même

C’est quand la dernière fois que vous avez fait un truc pour vous, mais vraiment juste pour vous. Nul besoin d’aller dans un spa de luxe. Juste quelques heures en compagnie d’un livre, sans téléphone portable, sans courses à faire pour la famille etc. Lorsque l’on a des enfants-en bas âge de surcroit-cela peut paraître complément fou. Mais c’est un temps nécessaire qu’il faut s’aménager, quitte à l’arracher.

Dans The Artist’s Way, le best seller à l’attention de toutes les personnes qui souhaitent se lancer dans une profession artistique, Julia Cameron préconise une chose simple : marcher tous les jours trente minutes sans but. Sans musique, sans radio, sans but précis. Juste trente minute pour faire le vide et se reconnecter à soi. L’auteur garantit que cela boost la créativité. Pour l’avoir testé et adopté, je peux vous garantir que ça fonctionne.

A l’heure des réseaux sociaux où l’on se sent parfois obligé de tout documenter, c’est presque un exploit.

Je choisis d’aller me balader, de me poser dans un café, ou d’aller au cinéma. Ou tout simplement faire tout autre chose à la maison que travailler ou m’occuper du ménage. Juste trainer au lit en regardant un série sans autre but que de me divertir. C’est cette liberté de prendre un moment gratuit pour soi, sans ressentir le besoin de produire quelque chose qui permet de relâcher la pression quotidienne et de souffler un bon coup. On perd du temps pour mieux en gagner…

Se célébrer

Certaines personnes se dénigrent continuellement. Je pense qu’elles ne s’en rendent même plus compte. Leur discours est régulièrement agrémenté de petites choses négatives telles que “je suis bête”, “je suis dégeulasse”, “je suis nulle”, “j’oublie toujours tout”…Des petites remarques que l’on pense factuelles et anodines mais qui finissent par nous définir, voir nous résumer. Certaines personnes pensent que c’est voir la réalité en face, ne pas vivre dans le déni, être humble… Se prendre en main en commençant par se dénigrer ? Pourquoi ne pas plutôt vous concentrer sur ce que vous faites le mieux et étendre ces capacités à d’autres domaines ? Nous avons toutes des points forts, des choses pour lesquelles nous sommes naturellement douées. C’est cela que je décide de mettre en avant. Alors je me félicite régulièrement de petites victoires personnelles ou de choses (même les plus anodines) que j’ai réussi à accomplir. L’école de ma fille a mis en place un “carnet des réussites”. Ce carnet est personnel et chaque enfant peut y consigner tous les jours une réussite (pas spécialement en lien avec l’apprentissage scolaire) : faire ses lacets, fermer son manteau seul, réussir le méga puzzle… Il n’y a ( vraiment )pas de petites victoires et célébrer chacune d’elle booste vraiment l’estime personnelle.

Choisir ses batailles

Je suis dotée d’une grande empathie. J’absorbe les émotions des autres comme une éponge et je peux facilement être prise de mélancolie, voir déprimer face à des évènements qui ne me concernent pas directement, mais qui touchent l’humanité au sens large. Attentats, faits divers tragiques et de manière générale toutes les forment d’injustice me mettent hors de moi. Il m’est arrivé de me mettre en danger en voulant intervenir pour faire cesser des situations injustes…Je suis comme ça et je ne peux pas vraiment changer ma nature. Je ne le souhaite pas. En revanche je peux choisir de ne pas m’investir dans certaines batailles. J’ai décidé que j’avais le choix et ce choix s’est même imposé à moi alors que je consulte régulièrement les réseaux sociaux et que je suis exposée à un flux d’informations en continue. Lorsque je n’avais pas d’enfants, ma charge mentale bien que présente était moindre. Avec l’arrivée des enfants et des nouvelles responsabilités, je ne peux plus me permettre de m’impliquer dans tout ce que je souhaite défendre. Je ne le regrette pas. Certaines personnes le font mieux que moi. Je peux leur apporter mon soutien sans être en première ligne parce que je sais que je n’en ai plus les moyens aujourd’hui. J’ai décidé de ne plus aller manifester et je me contente d’actions privées, à plus petite échelle pour certaines causes. Agir dans mon environnement, de manière locale et cela c’est déjà pas mal. Passer plus de temps à travailler, apprendre et me former  pour venir en aide aux femmes que je côtoie et les aider à résoudre des problématiques familiales c’est mon choix, c’est ce qui m’anime pour le moment et ce sur quoi je choisis de me concentrer.

Cultiver des relations soutenantes

Je décide d’accorder du temps et de l’intérêt à des personnes qui m’apportent quelque chose : qui me font rire, avec qui j’échange sur une passion commune, avec qui je partage les mêmes valeurs etc. C’est ce que j’appelle des relations soutenantes. Des personnes avec qui je peux avoir des échanges nourrissants et auprès de qui je peux trouver du réconfort, de l’aide ou du soutien. Ces personnes ne sont pas si rares qu’on le pensent. Il suffit juste d’arrêter de perdre du temps avec des personnes qui n’en valent pas la peine, pour s’apercevoir que l’on est entouré de personnes avec lesquelles ça colle mieux. Ma fille a cette amie à l’école qui aime jouer avec ses sentiments. Un jour elle est son amie, le lendemain elle ne la connaît plus. J’ai fini par dire à ma fille que cette fille ne méritait peut-être pas son amitié…Qu’il y avait surement dans sa classe une camarade qui serait très heureuse d’être son amie, avec respect et réciprocité. Cela a fait sens et le lendemain ma fille a répété à son amie le conseil que je lui avais donné. Son amie a immédiatement cessé de se comporter de la sorte…Tout ça pour vous dire que nul n’est irremplaçable et si après une bonne discussion la relation n’évolue pas vers quelque chose de plus sain, alors autant y mettre un terme.

Consulter

Il existe aujourd’hui des professionnels pour chaque bobos. Ne pas hésiter à consulter un médecin lorsque l’on ne se sent pas bien, qu’il s’agisse du physique ou du mental (à ce sujet je vous invite à relire ce billet).

Je me suis trainée une douleur au bras pendant des mois et des mois. J’avais toujours une bonne excuse pour ne pas consulter. Sauf que cette douleur qui allait et revenait m’empêchait de dormir correctement la nuit (alors que c’était déjà pas facile avec les réveils multiples de mon bébé). Le matin j’étais fatiguée et de mauvaise humeur et je n’arrivais pas à être productive. J’étais devenue une adepte de la dernière minute et je n’arrivais pas à achever certains projets personnels. Je culpabilisais et j’angoissais car au fond de moi je me disais que j’avais peut-être quelque chose de grave…Bref le cercle vicieux. Puis je suis allée au concert de Beyoncé et 48h plus tard je ne pouvais plus bouger mon bras. J’ai consulté le jour même une super osthéo que je voyais pour la première fois (pourtant je passais devant son cabinet tous les matins…). En une séance c’était réglé ! Elle m’a fait promettre une chose : ne plus attendre aussi longtemps pour consulter, parce qu’à force de nous envoyer des avertissements (la douleur qui s’en va et qui revient) que nous ignorons, à un moment le membre ou l’organe affecté décide de devenir LA douleur…Et cela peut avoir des conséquences plus complexes.

Et dans certains cas on attend pas d’avoir mal : dentiste, gynécologue etc.

On peut aussi s’offrir de temps à autres des séances de massage, réflexologie plantaire…Ça requinque !

Dire non

“Non je ne suis pas disponible”, “non je ne peux pas”, “non je ne veux pas”. Dire non, n’est pas toujours facile pour un certain nombre de personnes dont je suis. Non pas que j’ai peur de déplaire ou de décevoir, mais c’est mon côté empathique qui veut toujours aider et rendre la vie plus agréable aux autres. Il ya tellement de souffrance ici bas que la perspective de mettre un sourire sur un visage (même si il s’agit juste de renseigner une personne qui cherche son chemin) me met en joie. Sauf que, cela a parfois un prix, bien trop cher à payer.  J’ai appris avec le temps plusieurs choses : certaines personnes abusent très facilement de votre générosité et de votre temps. Dire non aux autres c’est se dire oui à soi et il n’y a aucun mal à penser d’abord à soi. C’est même dans certains cas indispensable. A ce sujet je vous invite à lire le livre “Year of Yes” de Shonda Rhimes, si vous ne l’avez pas encore lu.

Cultiver (ou retrouver) son âme d’enfant

J’adore la compagnie des enfants. Je trouve qu’ils sont “purs”, sans filtre et ne cherchent pas (pour les touts petits) à rentrer dans un moule. Il ne jugent pas, ils sont, simplement et pleinement. Malheureusement les choses se gâtent assez rapidement et très vite la société leur demande de se mettre en rang, d’avancer en file etc (l’entrée en maternelle…). Et cela va de mal en pis en grandissant. A moins de vivre complètement reclus, on peut difficilement résister aux injonctions sociales. Il faut “faire quelque chose” de convenable et de louable de sa vie, sous peine d’être méprisé. Les garçons doivent être comme ceci et les filles doivent être comme cela. Il y a une phrase que la majorité des personnes prononcent à l’égard des bébés pour signifier qu’ils ne pleurent pas beaucoup : ils sont “gentils”. Cette phrase me donne des frissons. Je la trouve tellement injuste…Pleurer est le seul moyen d’expression dont dispose un bébé. Alors si déjà on met une valeur sur le fait de le silencier…Certaines personnes sont tellement stressées à l’idée que leur bébé puisse s’exprimer qu’elles leur maintiennent une tétine dans la bouche. Une tétine que l’on remet méthodiquement lorsque le bébé babille…

L’idée Self-Care ici c’est de revenir chaque fois qu’on le peut (au moins une fois par jour), à l’état d’avant toutes ces contraintes. A l’innocence de l’enfance, lorsque nous aimions juste sauter à pieds joints dans les flaques d’eau et grimper aux arbres. Que les vêtements étaient juste des habits et qu’ils ne disaient rien de particuliers de nous. Où nous n’étions pas “gros”, “maigres”, “noirs”, “blancs”, “riches” etc. Perso j’aime bien me rouler par terre avec mes filles, ou jouer à cache-cache. Mais on peut aussi juste mettre de la musique et danser comme si personne ne regardait, chanter avec sa brosse à cheveux en guise de micro, se faire un petit déjeuner en guise de diner…Bref toutes ces choses qui nous rappellent un peu l’insouciance et entretiennent la magie de l’enfance.

Comme je le disais plus haut, chaque personne a un peu ses propres trucs Self-Care, alors n’hésitez pas à me dire en commentaires quels sont les vôtres. Moi ces trucs me permettent de maintenir un certain équilibre…Equilibre que j’ai mis du temps à trouver. Si vous cherchez encore le vôtre, que vous ne savez pas trop dans quelle direction chercher, je vous invite à vous joindre à l’atelier que j’organise ce samedi 13 octobre, de 14h à 18 (toutes les infos ici).

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2 Commentaires

  • Edith m.

    Ton article est juste top. Je l’ai imprimé et il est plié dans mon carnet ! Pour le relire régulièrement… Merci beaucoup.

    11 octobre 2018 at 20 h 22 min Répondre
  • Murielle

    Merci pour ce billet! Je regrette de ne pas pouvoir venir samedi! Je vais essayer d’appliquer vos conseils 🙂

    11 octobre 2018 at 22 h 07 min Répondre
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