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Slow Pregnant Life 

Accepter de ralentir, voici une idée  qui m’a préoccupé tout au long des mois écoulés et à laquelle je commence tout juste à me faire. A vrai dire je n’ai pas vraiment le choix : je suis hyper fatiguée. C’est une fatigue qui n’a pas disparu après le premier trimestre de grossesse (comme c’est souvent le cas ) contrairement aux autres symptômes. Je dirais même qu’elle s’est confortablement installée et prends ses aises à mesure que le terme approche. Mes analyses sont pourtant bonnes et je ne manque de rien niveau nutriments, mais impossible de faire repartir la machine. Alors il y a des jours où j’oublie tout et disons – le,  je force, mais je le paie (cher) pendant deux jours. A quoi bon ?


Autant je peux procrastiner et être désorganisée, mais l’immobilisme n’a jamais été mon truc. J’ai toujours quelque chose à faire et je n’hésite pas à me retrousser les manches ou me donner un bon coup de pieds au derrière pour atteindre mes objectifs. Je suis une personne déterminée et dynamique. Enfin je l’étais. ..

Je ne vous cache pas que cet état sémi léthargique m’a fait culpabiliser. Pour moi la culpabilité c’est quand on sait que l’on peut mieux faire, mais on se laisse aller. Un sentiment de mal être nous habite alors et nous empêche souvent de faire la part des choses ou de relativiser.

 Je n’arrivais pas à me faire à l’idée que ce n’était pas quelques relents de paresse soigneusement enfouis en moi qui avaient enfin triomphé. J’ai été élevée à l’abnégation et cette dernière m’a plusieurs fois sauvé la vie (au sens propre, comme au sens figuré ).

Lorsque j’étais enceinte de Maya j’ai accepté à 4 mois un CDD à plus d’une heure de mon domicile. Je me suis donnée à fond jusqu’à son terme qui coïncidait avec mon congé maternité. Pas un jour où je ne me suis pas levée pour aller bosser, même les jours de neige et de verglas. Je me souviens encore du réveil matin sur le portable du barbu entonnant “I follow River” de Likke Li. J’avais envie de pleurer et de vomir chaque fois que le réveil démarrait, mais j’y allais car je tenais à cette expérience (et cet argent Ah ah ah ! ). Bon chaque grossesse est différente, mais comme elles ont lieu dans le même corps on ne peut s’empêcher de comparer !

Être en activité est quelque chose qui me stimule. Ça a toujours été comme ça. J’ai besoin de faire des choses, de mettre en oeuvre des projets et de tenter constamment de réaliser des rêves qui me tiennent à coeur.

Malheureusement quand la forme ne suit pas c’est très difficile et il faut se faire une raison : il y a un temps pour tout. C’est la conclusion à laquelle le barbu m’a forcé à adhérer, alors que je me lamentais une fois de plus sur son épaule.

Le temps de la grossesse, de cette grossesse est celui du lâche prise. Du ménagement et de la réflexion. Est-ce forcément mauvais ? Honnêtement non et je suis certaine qu’il y a une raison(qui me dépasse) à  cela…

Alors bien entendu cela a des conséquences,  notamment sur le plan financier puisqu’une partie de mon activité professionnelle s’effectue en free lance, mais des ajustements sont toujours possibles. Avec le recul on se rend compte que l’on fait pas mal de dépenses superflues et avec l’arrivée d’un nouveau bébé ce n’est pas un luxe que de revoir sa manière de consommer.

En outre, ne pas pouvoir se noyer dans une activité qui exige une énergie certaine, permet de puiser au fond de soi les ressources pour interroger son existence et ses objectifs en toute honnêteté. Se trouver une nouvelle vocation aussi, peut-être…

C’est un mal pour un bien. Et si je regarde le bon côté des choses, cette petite forme me permet d’être plus présente pour ma fille. Pas juste physiquement, elle en train de jouer dans le salon et moi les yeux rivés à  mon écran d’ordinateur. Une véritable présence en pleine conscience, plus que nécessaire pour l’aider à faire face aux changements  à venir : entrée a l’école, arrivée de bébé, déménagement…

L’expression “Qui veut aller loin ménage sa monture” n’a jamais eu autant de sens pour moi qu’en ce moment.

D’ailleurs j’en profite pour remercier celles qui me suivent sur instagram pour leurs témoignages sous cette photo. Je suis partisane du “Si d’autres ont pu y arriver alors je le peux aussi !”. C’est d’ailleurs l’une des raisons (en dehors du fait que j’aime écrire) pour lesquelles je partage régulièrement ces tranches de vie avec vous ici. Je me dis que ça peut peut-être allumer une petite lueur dans un tunnel. Une manière pour moi de mutualiser le bénéfice des expériences que l’on vit et des épreuves que l’on traverse aussi différentes soit – elles.

En terminant ce billet je réalise qu’il est déjà temps de penser aux cours de préparation à l’accouchement. J’ai décidé de les pratiquer avec une sage femme, mais je ne suis pas encore fixée sur la méthode. Il faudrait peut être que je m’active, mais je suis vraiment zen.

Une chose est sûre,  mon stress légendaire s’en est envolé avec mon énergie. En voilà une bonne nouvelle !

Photos prises au mois de juillet (Vous aviez d’ailleurs pu appercevoir cette tenue dans ma story instagram :)) par le barbu alors que je m’appretais à aller dejeuner d’un bon Thieboudienne avec mes amies, au restautant Le Djoliba à Paris. CQFD : j’étais crevée mais je n’avais envie que de ça (d’ailleurs rien que d’en parler là mmmhh…) ! Merci Gaelle pour l’adresse 🙂

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